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21 février 2006 2 21 /02 /février /2006 08:44

...Fatma ADDA lui adresse le courrier ci-dessous...

Mirande, le 21 février 2006
Monsieur le Président,

Vous pouvez décliner votre responsabilité concernant les orientations politiques françaises prises en Algérie au lendemain des combats en 1962, qui ont conduit à la mort des milliers de femmes et d’hommes Harkis désarmés et abandonnés sur le territoire algérien.
Mais vous ne pouvez pas vous dédouaner de la situation de précarité dans laquelle les survivants Harkis et leurs descendants se trouvent en France. En 2006, nombre d’entre eux sont encore confinés dans les camps de forestage où leurs enfants viennent grossir les effectifs des sans emploi.
De la même manière que vous ne pouvez pas perdre le souvenir des Harkis aujourd’hui disparus qui ne connaîtront jamais les prémices de la reconnaissance de la République Française qu’ils étaient en droit d’attendre parce que des élus comme vous n’ont pas été réceptifs à leurs revendications légitimes.
Il est certes plus facile d’invectiver les Harkis sur une situation tributaire de vos choix politiques. En choisissant de les ignorer, vous avez décidé qu’ils seraient les autres laissés pour compte de la société française.
Leur situation actuelle pose la question de votre rôle et de celui de votre parti dans l’amélioration de leur condition et de celle de leurs descendants.Vous devez assumer que les premières mesures de réparation en leur faveur soient à l’initiative d’un parti de droite.
Je m’interroge aussi sur le mutisme de votre parti (à l’exception de Jean-Marc Ayraud et de François Hollande) à vos propos indignes d’un élu de gauche et récurrents à l’égard des Harkis.
Je trouve surprenant de fustiger ceux qui ont eu l’amour de leur pays. Apprenez que mes deux oncles combattants et pour celui qui m’a élevée, Chekkou Bénalia (garde mobile de sécurité de 1954 à 1962), il s’agissait d’un engagement par fidélité à la République Française que leur père avait défendue lors de la première guerre mondiale de 1914-1918.
Discrets sur leur passé de combattants qui leur laissa de lourdes blessures physiques et morales, ils ont vécu  sur cette terre de France où ils reposent aujourd’hui, dans la dignité, la loyauté, la justice et le respect de l’autre, des valeurs qui semblent vous faire défaut.
Votre comportement a surtout démontré que les seules personnes à même de faire entendre leur voix pour une meilleure situation sont les intéressés eux-mêmes et que pour ce faire il devient urgent d’investir dans le champ du politique et non pas à vos côtés mais en face de vous dans des élections municipales, cantonales, régionales et législatives.
Ils doivent aussi s’employer à travers le suffrage universel à vous écarter d’une charge dont vous êtes indigne.
Vous comprendrez, Monsieur, que je ne souhaite pas conclure cet écrit par la formule d’usage car je n’éprouve pas de considération pour une personne qui véhicule des termes qui rappellent des moments douloureux de notre Histoire.

Fatma ADDA.
Copie à M. François HOLLANDE, premier secrétaire national du parti socialiste.
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2 octobre 2005 7 02 /10 /octobre /2005 18:18
Vous vous indignez du manque de solidarité en direction de nos anciens et pensez le solutionner en proposant aux actifs de travailler un jour férié. Je ne contesterai pas cette proposition bien que je ne sois pas convaincue de son efficacité, toutefois permettez-moi de vous soumettre une autre solution dont le résultat serait plus probant. Je vous suggère de vous démettre d’une partie de tous les avantages que vous confère votre statut d’élu au bénéfice de nos retraités. Mesdames, Messieurs les députés, vous pourriez offrir à la solidarité nationale votre carte permettant l’accès gratuit à l’ensemble du réseau SNCF en première classe. Mesdames, Messieurs les sénateurs, vous pourriez consacrer à la solidarité nationale votre prise en charge par le sénat de 40 voyages aller et retour entre Paris et votre circonscription. La liste des mandats concernés serait exhaustive, aussi a-t-elle été limitée aux parlementaires, à ceux qui légifèrent pour «saigner la France d’en bas». Si ces suggestions vous paraissent une solution partielle au point précité, elles constituent néanmoins une avancée dans
la maîtrise des dépenses publiques. Car le vrai débat à ouvir est autour de cette question. Notre société civile attend de ses élus des mesures nécessaires au rétablissement du bon droit qui passe par une refonte de ce système d’iniquité (cumul des mandats, ...) et qui accueille à ce jour l’adhésion de nombreux politiques. A quand la loi qui remettra en cause ce régime de privilèges ?
Mesdames et Messieurs les élus vous y gagnerez non seulement en crédibilité mais surtout vos textes seraient plus supportables, voire accueilleraient plus d’adhésion.
Adda Fatma
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