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31 décembre 2007 1 31 /12 /décembre /2007 17:46

Contribution au débat sur l'immigration, par Fatma ADDA

 

Pour faire avancer le débat sur l’immigration, il convient de s’entendre sur des constats qui s’inscrivent dans la réalité des flux migratoires, de l’histoire, de l’apport des migrants dans notre pays et qui prennent en compte la dimension humaine des femmes et des hommes qui quittent leur pays le plus souvent contre leur gré.

Le 1er constat à tirer c’est celui de dissiper les idées reçues selon :

Que la France serait un pays d’immigration massive :
Le dernier rapport de l’INSEE, concernant l’immigration en France vient de paraître. Loin de confirmer les craintes de certains candidats aux élections présidentielles, ce rapport fait état d’un taux relativement constant de cette immigration, passant de 7,4% en 1990 à 8,1% en 2005 pour un total de 4,9 millions de personnes.

Que le taux de fécondité de la France serait largement due aux familles immigrées :
Plus de 7 enfants par femme vers 1970, près de 2,5 aujourd’hui. L’image classique de la famille immigrée surchargée d’enfants ne correspond plus à la réalité.

Qu’accueillir l’immigration c’est accueillir « la misère du monde » :
Contrairement à une idée reçue, ceux qui migrent ne sont pas toujours les plus pauvres. Les migrations qui se profilent aujourd’hui sont assez éloignées de l’immigration de masse de travailleurs manuels et masculins qui partaient avec l’idée du retour. Ce sont désormais les migrations permanentes, aux fins d’emploi, à la recherche d’une meilleure qualité de vie, qui contribuent le plus à la hausse des flux réguliers. Parmi ces migrants des demandeurs d’asile, des étudiants et des travailleurs hautement qualifiés.

Le 2ème constat est de rappeler que la France s’est construite grâce à l’arrivée des peuples qui, au fil du temps, ont traversé le continent et se sont installés sur son sol .

Depuis toujours, les êtres humains ont migré. Toutes les régions du monde gardent les traces de grands courants migratoires. Leurs raisons ont été diverses : conquêtes économiques et politiques, guerres, changements climatiques…
En 1936 des centaines de milliers d’espagnols cherchent refuge en France pour fuir la dictature de Franco.
Après la seconde guerre mondiale (1939-1945) pour la reconstruction la France recrute massivement dans ses colonies Maghreb, Mali, Sénégal….
Beaucoup pour s’établir en France, ont franchi des difficultés considérables et certains ont risqué leur vie.

Il faut aussi rappeler que le rôle historique des migrants est déterminant dans le développement :
- des sociétés d’accueil, car les migrants contribuent par leur travail à la richesse du pays d’accueil,
- des sociétés d’origine car dès leur arrivée les migrants font de la coopération et contribuent au développement de leur pays d’origine. Il faut savoir que les flux financiers des migrants sont du même ordre de grandeur que l’aide publique au développement environ 8 milliards d’euros pour la France. D’ailleurs, ces flux arrivent directement à la base dans les ménages les plus pauvres.
Aujourd’hui, cette contribution est très mal récompensée. Après avoir exploité les migrants, la majorité des prétendants à la présidentielle qui se revendiquent de Jaurès les marginalisent voire tentent de s’en débarasser.

Quelle politique d’immigration ?

En France, en Europe, et partout dans le monde, les Etats contrôlent strictement l’entrée et le séjour des étrangers sur leur territoire. Il est de plus en plus difficile de passer les frontières et d’obtenir les papiers en règle. Ces mesures restrictives produisent des sans papiers et alimentent les filières du travail clandestin.. Ces obstacles poussent les migrants à s’installer plus durablement dans le pays d’accueil, alors que beaucoup préfèreraient aller et venir.
Dans ce contexte, les propositions faites d’un ministère de l’immigration et de l’identité nationale par M. Sarkozy et la détention de l’emblème national par chaque foyer français par Mme Royal sont des solutions fausses et sources de tensions sociales et politiques.
La gauche ne doit plus avoir de complexe dans sa capacité à proposer. On est en droit d’attendre d’elle autre chose que la possession de notre emblème national : une volonté d’assumer.
Affirmer une politique de gauche, c’est offrir une politique cohérente de l’immigration qui soit conforme à l’universalité des droits.
Vivre ensemble, c’est garantir « l’égalité des droits à chacun ».
Reconnaître le droit de circuler librement à chacun est un préalable et un objectif.
Peut-on admettre la libre circulation des marchandises et des capitaux alors que celle des personnes est considérée comme hors de propos ?
C’est le système économique mondial qu’il faut transformer en donnant une juste place au bien être des populations, en respectant les droits économiques et sociaux de chacun sur la planète.
Car l’arrêt des flux migratoires des pays pauvres vers les pays riches est-il possible tant que les richesses de la planète ne sont pas mieux réparties?
Fatma ADDA,
Candidate des Verts 32 pour les législatives
1re circonscription du Gers
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31 décembre 2007 1 31 /12 /décembre /2007 17:05

 

 

Si l’incitation à recycler les déchets ménagers repose uniquement sur la perception des subventions plus importantes (cf. propos du responsable du SIDEL de la Lomagne dans la dépêche du midi du 15 mars 2007), l’environnement ne rentrera pas comme paramètre dans le choix du consommateur, or c’est ce qu’il faut rechercher afin de développer un mode de consommation responsable donc durable.

Il semble utile de rappeler que le geste de trier les déchets vise d’abord à limiter leur impact sur l’environnement, la santé et aussi à éviter le gaspillage des ressources . L’aspect « lucratif » évoqué est un argument difficilement recevable. Et d’ajouter que si le geste de trier est important, il a ses limites. Il faut garder à l’esprit que le procédé reste polluant et que l’on ne peut pas recycler à l’infini. En outre, le recyclage consomme du transport et de l’énergie. Au réflexe « de trier les déchets » doit s’imposer le réflexe « de prévenir ». Mieux gérer ces déchets, c’est aussi réduire leur production. Exigeons des pouvoirs publics une politique de prévention visant à réduire le plus possible la quantité des déchets pour tendre vers le déchet zéro et d’envisager la protection de l’environnement sur des motivations autres qu’économiques.
Fatma ADDA,
porte-parole des Verts du Gers
Candidate aux élections législatives sur le première circonscription.
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31 décembre 2007 1 31 /12 /décembre /2007 15:44

Vendredi 19 mai 2006 à Mirande, un public peu nombreux mais averti est venu écouter Florence Couraud, directrice du CNIID (Centre National d’Information Indépendante sur les déchets) invitée par les Verts 32, sur les déchets vus sous l’angle de la réduction à la source. 

Au préalable, le doigt avait été mis sur un problème concret et gersois avec l’association Verts Vallons Vivants qui s’est mobilisée contre un projet de centre d’enfouissement technique, qui prévoit d’accueillir un volume très importants de déchets (plusieurs départements ?) dans la vallée du Mouta à Aubiet.


"Nous devons cesser de considérer les déchets uniquement dans une optique d’élimination", nous dit Florence Couraud, "car la technologie n’est pas en mesure de tout solutionner".


Les deux principaux modes de traitement : la décharge et l’incinération ne sont plus satisfaisants. Le premier pose un problème essentiellement d’étanchéité des sols. Les eaux de lixiviation qui percolent des sites d’enfouissement, où se mélangent, matières organiques en décomposition et déchets domestiques dangereux (piles, déchets électriques et électroniques...) constituent un mélange toxique qui contamine les eaux souterraines et le sol. Le second mode, plus moderne, ne fait pas disparaître les déchets : il les transforme. Les incinérateurs rejettent dans l’atmosphère des métaux lourds toxiques comme le plomb, le mercure et un polluant organique persistant, la dioxine. Même si une partie de ces substances est piégée par les dipositifs de traitement des fumées, elles ne sont pas pour autant détruites. Ces substances toxiques piégées sont ensuite enfouies en décharge où elles subiront une libération lente mais inexorable. 

L’incinérateur va à l’encontre de la politique de réduction des déchets à la source. Pour être rentabilisé l’incinérateur appelle à traiter et donc à produire plus de déchets. 

Mais plutôt que de mettre en cause notre mode de vie, la société s’est enlisée dans des systèmes de gestion des déchets coûteux mais néanmoins qui restent des solutions de facilité, sans se soucier des conséquences écologiques, sanitaires et économiques. 

Cette masse croissante de déchets (650 millions de tonnes de déchets en France) est en partie le résultat de la surconsommation et du suremballage. Pour une baisse significative des déchets d’un point de vue environnemental et de santé publique : nous devons changer nos comportements, repenser nos schémas de production et de consommation.

Il faut d’abord réduire en réalisant un tri à l’achat, réutiliser en développant par exemple le système de consigne et recycler (il faut appliquer le principe des trois R dans cet ordre). Si le recyclage est important, il comporte toutefois des limites. De nombreux produits, particulièrement ceux en matière plastique, ne pourront être recyclés qu’une seule fois, parfois jamais. Il faut savoir que seulement 17 % de matières plastiques sont recyclées, et que le plastique est une matière qui se décompose lentement (450 ans environ), sans parler des additifs toxiques de lente absorption cumulative par les organismes vivants. En outre le recyclage reste un procédé industriel nécessitant de l’énergie et générant des pollutions et du transport (camions de déchets).

Les collectivités doivent prendre toute la mesure du problème et relayer l’effort du citoyen. 

Confrontées à des rebuts qu’elles ne peuvent pas réutiliser, recycler ou composter, les collectivités doivent exiger des industriels qu’ils arrêtent des les produire. 

Dans une optique de réduction des déchets, les collectivités doivent faire supporter le coût de la gestion des emballages au producteur qui, contrairement au citoyen, peut choisir de minimiser les emballages. Jusqu’à présent, le traitement des déchets est financé par le consommateur qui ne peut avoir qu’une influence très limitée sur la production des déchets. 

Le point vert figurant sur les emballages qui signifie que l’industriel cotise à la société Eco-emballages chargée de valoriser les déchets d’emballage, doit être réévalué de manière à ce que les industriels supportent l’essentiel des coûts de la gestion des emballages en application de principe polluer-payeur. 

La réduction des déchets à la source est l’affaire de tous.

Fatma Adda - Porte-parole des Verts 32

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31 juillet 2007 2 31 /07 /juillet /2007 08:49
Nous apprenons par voie de presse (cf. sud-ouest du 30 juillet 2007) que la commission permanente du Conseil Général du Gers en date du 20 juillet 2007 présidée par M. Pujol a décidé de surseoir son aide à la fédération Uminate (Union Midi-Pyrénées nature et environnement) au motif qu’elle éclaire l’action publique dans l’intérêt général en exprimant clairement quels sont aux yeux des associations de protection de l’environnement et de la nature les problèmes majeurs à régler et les actions de progrès à mener dans notre région.

Lors de cette commission M. Bezerra a vivement reproché à cette fédération de lui avoir rappelé ses responsabilités de président du syndicat intercommunal Armagnac Ténarèze dans la vétusté de la station d’épuration d’Eauze qui a eu pour conséquence la pollution des eaux et l’empoisonnement de poissons.
D’autres arguments aussi irrecevables ont été avancés par mers Daguzan et Dupouey selon lesquels Uminate n’est pas une association gersoise pour justifier leur appui à l’élu de droite.
Faut-il leur préciser qu’Uminate est une fédération de 160 associations dont 16 du département?; et qu’en lui refusant l’aide sollicitée,  ils privent des associations gersoises de son soutien dont : la Sauvegarde de Moncorneuil et de ses environs, Gers action écologie, les amis de la terre du Gers et l’association de défense des Baïses, des coteaux du patrimoine en mirandais… La liste n’est pas exhaustive.

Cette mesure coercitive ne grandit pas le Conseil Général dans son rôle en matière environnementale qui est l’affaire de tous. Le rôle de l’élu n’est-il pas d’agir dans la préservation de la qualité de vie de ses administrés?

Souhaitons que le temps de réflexion demandé ne soit pas trop long et qu’il aboutisse à une décision positive dans l’intérêt de tous les gersois (pêcheurs, agriculteurs, consommateurs…).


                                    Fatma ADDA - Porte-parole des Verts du Gers
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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 09:43
Je ne voudrais pas conclure cette campagne sans dire ce que j'ai pu voir et entendre lors de mes visites au quartier du Garros. Certes, j'y ai constaté une convivialité et une solidarité de fait et de bon aloi, qui adoucissent le quotidien des habitants et qui sont comme une réponse naturelle et quelque peu résignée à une situation imposée et vécue comme injuste.
Mais, ceci dit, l'une et l'autre ne suffisent pas à pallier les méfaits insidieux d'un chômage qui frappe de plein fouet des citoyens français quasiment sans défense. On y relève en effet trop de cas de séparations de familles, d'alcoolisme, d'enfants en échec scolaire, de dépressions… que sais-je encore ! Des mamans, nombreuses, dont je tairai par respect le nom, m'ont interpellée à propos de l'errance de leurs jeunes enfants, de leurs difficultés à les élever dignement, du désoeuvrement de leurs aînés auxquels on ne parle jamais d'emploi mais uniquement d'insertion par le biais de Garros Services dont la prestation ne peut durer qu'un temps. Garros Services n'étant qu'une passerelle vers une pleine activité théorique jamais réalisée… d'où déceptions et frustrations !
Quelques pères de famille m'ont désigné des immeubles dits de la Tour et d'Artagnan pour me dire  que leur rénovation devrait s'inscrire dans l'urgence : des plafonds s'écrouleraient… ! D'autres  ou les mêmes m'ont évoqué les inconvénients d'une promiscuité qui entrave la scolarité d'enfants occupant à trois, voire à quatre, une unique chambre devenue trop petite.
Mais que faire quand on est dénué de ressources, de moyens ?
On met le doigt ici sur cet assistanat tant décrié aujourd'hui par les nantis, assistanat dont les habitants du Garros ne demanderaient qu'à se passer si on leur proposait des emplois décents et sur la durée ! Pour certaines catégories professionnelles, je pense aux agriculteurs, par exemple, cet assistanat ne s'appelle-t-il pas SOLIDARITE NATIONALE ?
A toutes ces souffrances, à tous ces appels au secours, à toutes ces attentes légitimes, les candidats que nous sommes, hommes et femmes de cœur, conscients de la réalité des problèmes, ne peuvent rester sourds, ils doivent se mettre au travail afin de trouver les solutions les plus justes, les plus apaisantes.
A lire, hélas, certains écrits rapportés sur le site du P.S, il est à craindre que la situation des habitants du GARROS ne reste encore longtemps inchangée. Aussi, quel besoin le Gers a-t-il de tels candidats ? Il n'ouvrent leurs yeux et leurs oreilles, (leurs cœurs ?), que quand ça les arrange !
C'est pourquoi, dans la perspective de ce combat qui est le mien, de ce pari exaltant d'améliorer les conditions de vie des  familles les plus oubliées de la croissance néo-libérale qui sévit, je vous propose de continuer ensemble le combat ensemble le même pari :  votez VERT !
Fatma ADDA
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10 mai 2006 3 10 /05 /mai /2006 22:06

Jamais dans le passé, la planète n’a produit autant de biens et de richesses :

-  sur le plan de la production, on est à l’ère du turbo capitalisme du "tout, tout de suite". Notre société se place dans une perspective de rentabilité de court terme et non de développement durable.

-  la répartition des richesses est inégale ; la fortune des trois personnes les plus riches dans le monde dépasse le PIB de 48 pays les plus pauvres. 40 milliards de dollars pourraient suffire à satisfaire les besoins élémentaires des pays en développement, 40 millards, c’est-à-dire 4 ù de la richesse des 225 plus grosses fortunes mondiales.

On voit par là que cette prospérité globale (dangereuse globalisation qui impose les mêmes règles partout !) exclut de plus en plus. Non seulement les pays les plus pauvres, mais encore les laissés-pour-compte de la croissance dans les pays riches.

Au fur et à mesure que les échanges deviennent immatériels, les transactions uniquement financières, la place du travail humain, du lien social, du respect de l’environnement disparaissent.

Parler de gaspillage humain n’apparaît donc pas trop fort, quand une quantité de savoir-faire, de compétences, de capacités d’initiatives, de solidarités sont totalement laissés de côté.

L’économie de marché régulée par l’OMC constitue un schéma totalitaire qui conduit à un rapport de force entre le travail et le capital au profit de ce dernier.

Le modèle de l’entreprise qui avait pour devoir de garantir le bien-être de ses employés a été remplacé par un autre selon lequel les chefs d’entreprise doivent créer de la valeur à court terme pour les actionnaires.

Cette politique a comme résultat concret une pression visant à réduire les avantages sociaux des travailleurs et l’émergence d’un lobbying politique en faveur de l’allègement des charges.

On en perçoit les aspects dans : les délocalisations qui représentent 200 000 à 300 000 emplois perdus depuis 15 ans en France. C’est le moyen d’investir dans un pays où les coûts de main d’œuvre sont faibles et le taux de productivité élevé permettant de réimporter une partie de production au mépris des droits humains et de bon sens.

Est-il responsable d’expédier le lait des vaches autrichiennes en camion en Grèce pour le transformer en yaourts avant de réexpédier ceux-ci, toujours par camion, en Autriche sous prétexte que l’Europe sociale n’existe pas et que l’on peut jouer impudemment sur des coûts de main d’œuvre déséquilibrés , Va-t-on, par des infrastructures continuer à encourager de telles inepties quant on sait les effets en gaspillage d’énergie, en impact sur la santé humaine, en drames sociaux et en destruction des territoires ? Des maillages de proximité sont laissés à l’abandon. Pour endiguer cette gabegie routière il faut passer par un basculement du fret vers le ferroutage et le cabotage.

Enfermés dans les rigidités économiques issues de l’application du pacte de stabilité et de croissance, les pouvoirs publics développent de la précarité et de la flexibilité.

Tel est le fondement du CPE et du CNE motivés par un recrutement plus facile nous dit-on, sauf que le quotidien nous montre qu’on peut licencier même avec un CDI. Deux contrats précaires méprisants et stigmatisants pour la jeunesse, et destructeurs pour le code du travail qui est malmené dans les travaux de recodification en cours. Ainsi pour des raisons de logistique, les formules impératives disparaîssent. Là où le code dit actuellement l’employeur doit consulter le comité d’entreprise, on aurait l’employeur consulte le comité d’entreprise. La formation ne serait plus un droit, c’est à l’employeur d’apprécier la nécessite de former son salarié.

Ce qui est en jeu, c’est l’avenir de la jeunesse et l’existence du code du travail.

Tout cela s’inscrit dans une volonté de dérèglementation et de flexi-précarité visant à satisfaire les organismes internationaux et les patrons. Tony Blair dit "il faut flexibiliser, précariser." M. de Villepin fait la même chose sans le dire. Rien ne leur fait peur, les aberrations sont écrites : "en cas de rupture du contrat, à l’initiative de l’employeur, au cours des 2 premières années, il ne peut être conclu de nouveaux contrats 1re embauche entre le même employeur et le même salarié avant que ne soit écoulé un délai de trois mois à compter du jour du précédent contrat" article 8 du projet du CPE dont son retrait ne peut que nous réjouir.

Le vrai problème sont les jeunes qui n’ont aucune qualification. 150 000 jeunes sortent du système éducatif sans qualification. Les jeunes sans diplôme se retrouvent à 30 % au chômage alors qu’il est de 6 à 7 % pour ceux qui ont fait des études supérieures. C’est bien un problème de formation et cela la politique l’évacue. L’effort doit donc porter sur l’apprentissage et les contrats de professionnalisation.

Les réponses aux conséquences néfastes de la mondialisation doivent s’envisager dans le cadre d’un développement durable.

La question est de savoir comment concilier le concept de développement durable avec cette logique d’expansion quantitative :

-  une des solutions pourrait résider dans la décroissance, mais c’est un spectre inacceptable pour les pays industrialisés et les pays émergents. Sauf qu’il ne peut y avoir de croissance illimitée dans un territoire lui-même limité. Les ressources naturelles nous le rappellent. La ponction des hommes sur les ressources naturelles compromet la survie de nombreux écosystèmes, et a eu pour conséquence une perte substantielle de la biodiversité, irréversible dans une forte proportion.

-  une autre solution passe par la ré-appropriation du politique : chez les 15/25 ans la politique est connotée de manière très péjorative. Elle est assimilée au dogmatisme idéologique, aux pratiques partisanes. Ce qu’ils déplorent au fond c’est que les intérêts économiques et militaires soient prioritaires par rapport aux droits humains. Ils sont tout à fait disposés à rejoindre les mouvements dès lors qu’on leur propose des formes d’engagement qui donnent une dimension à leur citoyenneté. L’occupation par les sans papiers de la basilique St Denis est un bon exemple. L’engagement s’enracine souvent dans le sentiment d’injustice. Or s’il apparaît que l’injustice est le fruit de la politique, alors de plus en plus de personnes sont prêtes à prendre le risque judiciaire de situer leur action hors du cadre légal (ex. faire arrêter un convoi de déchets nucléaires) recherchant la légitimité de l’action.

Qui ne fait le constat que la communication se substitue à la politique ?

Réhabiliter le politique par une participation citoyenne

Le taux d’abstention aux dernières élections, l’absence du citoyen dans les séances locales (conseils municipaux, conseils généraux) font penser que notre société souffre de déficit à la chose publique. Paradoxalement, il n’y a jamais eu autant d’associations que ces dernières années. Elles s’organisent, s’obstinent à résister, à monter des projets et à renforcer la société civile en vue de changement.

Qu’est-ce qui peut expliquer ce paradoxe ?

La difficulté de prendre part à la vie politique tient :

-  à la structure pyramidale du parti qui gagnerait à se laisser traverser par d’autres réseaux. C’est une réflexion à mener à l’intérieur de chaque parti.

-  à la règle du parti qui se pose en terme d’enjeu électoral et qui par conséquent creuse le fossé entre la base et lui par des calculs électoralistes. Ces calculs se sont traduits par des parachutages lours de conséquences.

-  aux moyens financiers donnés aux partis, sachant que les petits partis sont les laissés pour compte.

-  à la professionnalisation du politique (avec les mêmes têtes d’affiche) qui est en soi un véritable danger dans la mesure où les réflexions à long terme cèdent le pas aux réflexions à court terme ; les échéances électorales obligent. Ce qui m’amène à reposer la question du cumul de mandat dans la limite temporelle. Pourquoi ne pas envisager un mandat renouvelable un fois ?

-  au déficit de dialogue entre la société civile et le politique. La prise de conscience est souvent désamorcée. Pourtant il n’y a pas d’un côté les méchants (la société civile) et de l’autre côté les gentils (le politique). Les deux sont essentiels et l’un engendre l’autre. La question de l’équilibre entre les deux est centrale. Il faut sortir de la verticalité de la politique.

Une réhabilitation de la politique passe par une autre traduction des rapports entre la société civile et le politique. Elle se pose en terme de mutualité de besoins où chacun apporte à l’autre et s’enrichit de l’autre. Elle passe aussi par une prise de conscience du vote qui n’a pas de prix mais toujours des conséquences. Aussi donnons lui du sens en accompagnant celles et ceux que nous élisons pour les encourager, les contrôler et les obliger à nous entendre et à s’approprier la citation de Voltaire : "Je ne suis pas d’accord avec vous mais je ferai tout pour que vous puissiez vous exprimer".

C’est tout le débat de ce soir...

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25 février 2006 6 25 /02 /février /2006 23:27
Ouvrir les déchetteries aux déchets d’activités de soins
générés par les particuliers.


On ne peut qu’applaudir l’avancée considérable réalisée en matière de droit à la santé avec la mise en place de la carte maladie universelle qui donne l’accès aux soins pour tous les citoyens, et l’aide personnalisée à l’autonomie qui favorise le maintien de la personne âgée chez elle.Et regretter l’attentisme dont pâtit la problématique des déchets que les activités de soins génèrent.
Aux termes du décret du 6 novembre 1997, toute personne productrice de déchets de soins est responsable des déchets qu’elle produit jusqu’à leur éli- mination finale.Sont classés dans cette catégorie les déchets qui présentent un risque infectieux, et tous matériels piquants ou coupants en contact ou non avec un produit biologique. Cette responsabilité incombe à des professionnels de la médecine humaine, vétérinaire et à des particuliers. Ces derniers comprennent les personnes qui s’administrent elles-mêmes à domicile un traitement par injection (insulinodépendants entre autres...) et les malades en auto-traitement. Concernant les insulinodépendants, les pharmaciens mettent à leur disposition à titre gracieux, un récupérateur d’aiguilles qu’ils récupèrent dans le délai de trois mois. Pour les autres pathologies, les sujets sont invités à faire appel à un prestataire de service pour l’élimination de leurs déchets de soins à risques. C’est l’arrêté du 7 septembre 1999 qui fixe les conditions de collecte de transport et de stockage des déchets d’activités de soins à risques. Les dispositions de cette réglementation présentent des contraintes non négligeables qui rendent difficiles sa mise en œuvre. Il faut savoir que la gestion des déchets de soins à risques infectieux, obéit à des conditions particulières d’entreposage, et que leur prise en charge par un prestataire à un coût.La question qui se pose est de savoir à qui incombe la facture, s’agissant des particuliers? Si cela reste une mesure individuelle et que la société n’a pas à intervenir, le coût de la prestation sera facturé à chaque malade dont l’affection nécessiterait un tel service. Sauf qu’il est inconcevable de faire payer le malade, car il ne peut en aucun cas être rendu responsable de sa pathologie. De même qu’une personne âgée ne saurait être responsable de son vieillissement. En conséquence, il ne peut y avoir une responsabilité uniquement individuelle mais collective. Pour autant le service doit-il être gratuit? Un débat qui réunirait les décideurs politiques, les professionnels de la santé, les Caisses Primaires d’Assurance Maladie, les mutuelles et la société civile aurait le mérite de régler les conditions financières. On pourrait également penser une autre répartition de nos impôts. De toute évidence, il est nécessaire que la collectivité organise la collecte des déchets d’activités de soins et leur élimination. Une mesure simple pourrait être prise par les pouvoirs publics qui consisterait à rendre applicable la circulaire du 9 juin 2000 qui rend possible le regroupement des déchets d’activités de soins à risques infectieux dans les déchetteries.Cette solution de regrouper les déchets susvisés dans une déchetterie devrait permettre de faciliter l’application de la réglementation par les particuliers.
Fatma ADDA

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21 février 2006 2 21 /02 /février /2006 08:44

...Fatma ADDA lui adresse le courrier ci-dessous...

Mirande, le 21 février 2006
Monsieur le Président,

Vous pouvez décliner votre responsabilité concernant les orientations politiques françaises prises en Algérie au lendemain des combats en 1962, qui ont conduit à la mort des milliers de femmes et d’hommes Harkis désarmés et abandonnés sur le territoire algérien.
Mais vous ne pouvez pas vous dédouaner de la situation de précarité dans laquelle les survivants Harkis et leurs descendants se trouvent en France. En 2006, nombre d’entre eux sont encore confinés dans les camps de forestage où leurs enfants viennent grossir les effectifs des sans emploi.
De la même manière que vous ne pouvez pas perdre le souvenir des Harkis aujourd’hui disparus qui ne connaîtront jamais les prémices de la reconnaissance de la République Française qu’ils étaient en droit d’attendre parce que des élus comme vous n’ont pas été réceptifs à leurs revendications légitimes.
Il est certes plus facile d’invectiver les Harkis sur une situation tributaire de vos choix politiques. En choisissant de les ignorer, vous avez décidé qu’ils seraient les autres laissés pour compte de la société française.
Leur situation actuelle pose la question de votre rôle et de celui de votre parti dans l’amélioration de leur condition et de celle de leurs descendants.Vous devez assumer que les premières mesures de réparation en leur faveur soient à l’initiative d’un parti de droite.
Je m’interroge aussi sur le mutisme de votre parti (à l’exception de Jean-Marc Ayraud et de François Hollande) à vos propos indignes d’un élu de gauche et récurrents à l’égard des Harkis.
Je trouve surprenant de fustiger ceux qui ont eu l’amour de leur pays. Apprenez que mes deux oncles combattants et pour celui qui m’a élevée, Chekkou Bénalia (garde mobile de sécurité de 1954 à 1962), il s’agissait d’un engagement par fidélité à la République Française que leur père avait défendue lors de la première guerre mondiale de 1914-1918.
Discrets sur leur passé de combattants qui leur laissa de lourdes blessures physiques et morales, ils ont vécu  sur cette terre de France où ils reposent aujourd’hui, dans la dignité, la loyauté, la justice et le respect de l’autre, des valeurs qui semblent vous faire défaut.
Votre comportement a surtout démontré que les seules personnes à même de faire entendre leur voix pour une meilleure situation sont les intéressés eux-mêmes et que pour ce faire il devient urgent d’investir dans le champ du politique et non pas à vos côtés mais en face de vous dans des élections municipales, cantonales, régionales et législatives.
Ils doivent aussi s’employer à travers le suffrage universel à vous écarter d’une charge dont vous êtes indigne.
Vous comprendrez, Monsieur, que je ne souhaite pas conclure cet écrit par la formule d’usage car je n’éprouve pas de considération pour une personne qui véhicule des termes qui rappellent des moments douloureux de notre Histoire.

Fatma ADDA.
Copie à M. François HOLLANDE, premier secrétaire national du parti socialiste.
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2 octobre 2005 7 02 /10 /octobre /2005 18:18
Vous vous indignez du manque de solidarité en direction de nos anciens et pensez le solutionner en proposant aux actifs de travailler un jour férié. Je ne contesterai pas cette proposition bien que je ne sois pas convaincue de son efficacité, toutefois permettez-moi de vous soumettre une autre solution dont le résultat serait plus probant. Je vous suggère de vous démettre d’une partie de tous les avantages que vous confère votre statut d’élu au bénéfice de nos retraités. Mesdames, Messieurs les députés, vous pourriez offrir à la solidarité nationale votre carte permettant l’accès gratuit à l’ensemble du réseau SNCF en première classe. Mesdames, Messieurs les sénateurs, vous pourriez consacrer à la solidarité nationale votre prise en charge par le sénat de 40 voyages aller et retour entre Paris et votre circonscription. La liste des mandats concernés serait exhaustive, aussi a-t-elle été limitée aux parlementaires, à ceux qui légifèrent pour «saigner la France d’en bas». Si ces suggestions vous paraissent une solution partielle au point précité, elles constituent néanmoins une avancée dans
la maîtrise des dépenses publiques. Car le vrai débat à ouvir est autour de cette question. Notre société civile attend de ses élus des mesures nécessaires au rétablissement du bon droit qui passe par une refonte de ce système d’iniquité (cumul des mandats, ...) et qui accueille à ce jour l’adhésion de nombreux politiques. A quand la loi qui remettra en cause ce régime de privilèges ?
Mesdames et Messieurs les élus vous y gagnerez non seulement en crédibilité mais surtout vos textes seraient plus supportables, voire accueilleraient plus d’adhésion.
Adda Fatma
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Publé par Fatma Adda - dans Archives
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