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Mon vote à Grisolles

Le 16 novembre 2008, l’assemblée générale décentralisée des Verts 32 a eu lieu à Grisolles (dans le Tarn).
Comme le PS départageant le 6 novembre 2008 six motions, les Verts devaient voter sur six textes assortis de six têtes de listes et de six directions.
Favorable à l’autonomie des Verts, j’ai fais le choix de voter la motion « Rassembler l’écologie, l’Espoir en acte » parce qu’elle est la seule à porter cette ambition. Non seulement, « Espoir en actes » ne voit pas l’avenir des Verts dans une fédération de la gauche dominée par un PS affairiste et à court d’idées, mais elle incarne le rassemblement de tout le peuple de l’écologie sur une orientation claire qui prône une écologie de transformations.
Les élections se sont déroulées dans un climat serein. Après que les représentants des motions aient chacun pris la parole pour exposer leur motion, les échanges ont eu lieu. Et les débats n’ont pas été des débats de postes mais des débats d’idées.
Dans ces élections, les Verts ont montré leur capacité à se prononcer pour un contenu politique clair qui va d’Hulot à Eva Joly. Ils  ont montré aussi une capacité à rassembler pour dégager un parti cohérent et stable autour de Cécile Duflot dont la motion « Espoir en actes » a rassemblé 27,7 % la plaçant devant le voynetiste Jean-Louis Roumégas, porte-parole des Verts, donné comme favori.
Les 5 et 6 décembre, une motion de synthèse devrait voir le jour autour de Cécile Duflot qui devrait être reconduite dans ses fonctions pour trois ans.
J’applaudis très fort cette démarche unitaire qui reste la seule voie pour une politique ambitieuse, capable de porter les idéaux de justice et d’égalité sociale dont a besoin notre société.

Fatma ADDA
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M
Je me permets de te dire pourquoi, moi, j'ai voté pour Urgence écologique et Urgence sociale ! D’autant que c’est pour les mêmes raisons que toi !!!!<br /> <br /> Alors l’un des deux s’est-il trompé ou simplement ces motions (qui ont fait alliance en Région dès le premier tour) sont-elles suffisamment proches pour que nous nous y retrouvions tous deux ?<br /> <br /> Voici le texte que j’ai signé : <br /> <br /> Il est temps. Temps de rejoindre l’essentiel. Temps de faire acte de subversion, de résistance et de transformation. Pour y parvenir, renouvelons notre utilité et notre raison d’être au sein d’une écologie rassemblée.<br /> <br /> 2 - Pour une décroissance solidaire et démocratique.<br /> <br /> Exigence inédite à cette échelle, l'humanité est contrainte d’opérer une mutation radicale de son mode de fonctionnement. Les Verts doivent lancer le défi d'une utopie réalisable, celle de la décroissance solidaire et démocratique, levier d'une économie sobre en carbone et en matières premières. L'être humain ne se réduit pas à un simple rouage de l'économie, dans un rôle de producteur ou de consommateur. L'écologie considère l'individu dans sa globalité. Il s'incarne en être doué de raison et d'émotivité avec sa part d'irrationalité : ses rêves, sa dimension affective, son aspiration à l'art, à la culture, à la beauté, à sa sensibilité, à sa spiritualité. Tout ce qui fait son humanité. C’est la condition de son émancipation.<br /> <br /> Faire nôtre cette idée de décroissance solidaire, c'est assumer la critique de l’hyper-consommation et du productivisme ; c’est réduire l’empreinte écologique. Elle est à opposer aussi bien à une croissance inégalitaire, qu’à une décroissance subie. Elle doit viser à assurer la dignité et les besoins fondamentaux de celles et ceux qui en sont privés, notamment par la redistribution des richesses. Elle est démocratique, car elle permet, grâce à des modes de régulation non violents et donc choisis, la transition vers une société de la sobriété, de la proximité, de la convivialité et du partage. Le passage d’une société de l’avoir, vers une société de l’être.<br /> <br /> 3 - Construisons une écologie populaire, une écologie de l’action<br /> <br /> Face à la Droite, les Gauches traditionnelles ne parviennent pas à incarner un projet global et viable de transformation de la société. Elles perdent ainsi en crédibilité et, finalement, accompagnent les renonciations.<br /> <br /> De ce point de vue, il est mortifère pour les Verts de rendre "socialo-compatibles" les programmes et les stratégies. Sortons du champ d’attractivité idéologique de notre actuel partenaire privilégié pour cultiver nos spécificités et exister pleinement en tant qu’écologistes. Pour combattre la Droite, l'ambition doit être de créer un nouvel imaginaire qui transcende les représentations idéologiques traditionnelles.<br /> <br /> L’ensemble des forces, des mouvements, des individus, qui identifie et combat les causes et les effets des destructions environnementales et sociales, peut élaborer dans un creuset commun, un projet global.<br /> <br /> Le "paradigme écologiste" constitue le lien qui doit rassembler dans l’action. Celle-ci ne peut pas se réduire au travail dans les institutions ou les collectivités, même si cet aspect permet d’accélérer la mise en oeuvre des desseins concrets. C’est aussi dans la société, par la construction de nouveaux liens de solidarité, par des actions de terrains, des réalisations collectives, que nous ferons la démonstration de la viabilité de l’alternative que nous portons.<br /> <br /> L'objectif est de renforcer notre ancrage dans la société pour peser davantage. Des quartiers populaires aux territoires ruraux, nous devons co-élaborer des solutions locales qui prennent en compte les enjeux globaux. C’est le préalable pour pouvoir établir des contrats avec des partenaires en vue de participer à des majorités de gestion.<br /> <br /> Tu vois, sur l’essentiel...<br /> <br /> Tous ensemble, tous ensemble... etc...<br /> <br /> Amicalement.<br /> <br /> Michel
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